|
24.08.2010
Par Déo Hakizimana Après avoir pris part à cette saga électorale, nous tentons, chacun à sa manière à retomber sur nos pieds, à regarder en avant, au terme de ce qui fut pour moi une expérience d’un enrichissement extraordinaire. (Lire mon témoignage ad hoc en cliquant ici). Mais que nous dit l’actualité de ce 24 août 2010 ?
ANALYSE DE L’ACTUALITE Un nouveau parlement vient de s’installer, le 26 août étant une date clé, puisque le Président réélu, Pierre Nkurunziza prêtera serment pour un nouveau mandat de 5 ans. Un nouveau gouvernement suivra et de nouvelles figures à la tête des institutions phares de l’Etat seront nommées. La fin du mois de septembre devrait en dire plus, de même que sur les grands chantiers de la nouvelle législature. Entretemps, un contexte controversé nourri par une actualité inquiète se met à jour. Un « think tank » vient de classer le pays parmi les 6 pays africains ceux qui vivent une menace permanente dans le domaine alimentaire. Il suit en cela les chiffres de la Banque Mondiale qui place le Burundi en tête de peloton constitué de pays les plus pauvres de la planète. Il y a un peu plus d’un mois, Transparency international a tiré sa salve en parlant du pays le plus corrompu de l’Afrique de l’Est. Amnesty international vient de revenir sur la problématique des droits humains. L’AUTRE ASPECT DE LA REALITE Dans le même temps cependant, nos chancelleries restent témoins d’une affluence d’hommes et de femmes qui viennent de bien de capitales et qui veulent malgré tout venir voir… Venir voir par exemple comment rafler un marché comme celui qui verra la construction d’un chemin de fer reliant le Rwanda et la Tanzanie dans le vaste projet lié à l’exploitation du Nickel (à haute teneur) dont regorge le sous-sol burundais. Une fois de plus, réalisons que le Burundi a ses atouts, tout en devant se rendre compte que les horizons doivent être éclaircis par de nouvelles ambitions. Les acquis engrangés ont pour vocation de consolider les pas futurs. Ils doivent susciter ainsi de nouveaux espoirs. J’ai ma propre idée sur tout cela, autant sur ces inquiétudes que sur ces avancées. C’est un challenge qui accapare mes énergies depuis plus de 20 ans. Pour y réfléchir mieux aujourd’hui, j’ai choisi de m’engager plus professionnellement dans la promotion d’un idéal que je défends depuis 12 ans : la valorisation à travers Afrirec de l’image d’une Afrique qui gagne. C’est dans ce contexte que s’inscrit mon chantier visant à encourager les investissements économiques qui consolident une paix encore fragile dans une région toujours en quête de stabilité. Pour moi, le reste suivra. Dont acte. TEMOIGNAGE
M. Déo Hakizimana veut se consacrer à sa nouvelle mission : prendre part aux prochaines élections présidentielles burundaises en qualité de candidat indépendant.
La semaine passée, l’ancien diplomate et ancien enseignant a adressé une correspondance à la CENI, la Commission Electorale Nationale et Indépendante présentant les insignes de sa campagne. Il s’agit d’un blason rouge vert dans lequel se trouvent une lampe tempête et un épi de sorgho. Le tout est entouré par la carte géographique du Burundi sur un fonds blanc. L’emblème représente un Burundi qui traverse encore des vagues, mais qui voit arriver une lumière, l’épi de sorgho symbolisant, comme dans la tradition, le désir de prospérité. Prospérité dans le sens global du terme. S’agissant de son programme, le candidat Hakizimanaveut en premier lieu s’attaquer aux obscurités liées aux lourds contentieux du passé, qui ont généré le phénomène de l’impunité institutionnalisée, et qui prennent en otage les capacités de l’Etat à conduire toute réforme durable. Il est convaincu que le Burundi est riche, qu’il suffit simplement de créer les conditions favorables au travail et à l’investissement. Le Burundi, dit-il, a aussi besoin de visibilité dans sa participation à la réalisation de l’agenda international de l’heure, surtout en matière d’intégration régionale.
Depuis longtemps demandé par les lecteurs, surtout les jeunes de la nouvelle génération, qui connaissent la première édition ou qui en ont entendu parler, ce titre vient de sortir de presse aux Editions Remesha. Son auteur, Déo Hakizimana, a répondu à nos questions. Interview.
Le Cirid conceptualise sa nouvelle stratégie de communication Au tournant de ce mois de février 2010, il booste son service de presse pour que l’organisation, en plus de ses missions de networking, de création d’espaces de dialogue, devienne un site professionnel d’information sur l’Afrique, en particulier l’Afrique des Grands Lacs dans son rayonnement géopolitique de nos jours. Le profil spécial de ce site est qu’il s’agira d’un service d’analyses prospectives de l’actualité. Il différera des autres dans sa capacité d’accorder l’importance aux faits plutôt qu’au sensationnalisme qui fait fureur dans les médias de la région.
Lu ailleurs La pertinence de nos recherches sur la paix au Burundi est confirmée. Un article servi en ce moment sur le site web arib.info sur la situation particulière du pays aujourd’hui concerné par une échéance électorale qui fait couler de l’encre dans la presse montre à quels point ce que nous avons appelé le « Rapport Rondeau » est venu à point nommé. Le professeur Melchior Mbonimpa, canadien d’origine burundaise titre : « Calmer le jeu » en concluant comme nous que le moment de prôner l’excellence est arrivée, presqu’exactement comme l’écrit le mot du fondateur du Cirid (Lire la suite en cliquant ici)
Le Cirid publie son RAPPORT D'ACTIVITES pour l'année 2009 avec entre autres, les moments forts, les réalisations et les nouvelles publications. Mention spéciale pour le rapport Véronique Rondeau ( Université Genève, Suisse) intitulé Nations Unies et consolidation de la paix. Leçons africaines « made in Burundi ». Remerciements à tous les collaborateurs qui ont contribué à son progrès et aux partenaires dont le soutien nous honore d'années en années.
Sous la houlette du Cirid, le concours littéraire Janusz Korczak à l’Université du Burundi. Après Jean Claude Barakamfitiye, reçu en juillet dernier à Sion en Suisse, qui sera le prochain lauréat pour le Luxembourg durant l’été 2010 ? Le Cirid vient de rappeler ce mercredi, 11 novembre par un communiqué diffusé ce même jour via son Bureau Afrique de Bujumbura, que l’édition 2009-2010 du Prix Janusz Korczak, récompensant la meilleure œuvre littéraire rédigée sur le thème des droits de l’enfant par un jeune de l’Université du Burundi sera clos le 31 décembre prochain. Cette action est conduite en partenariat avec l’Association suisse des amis du Dr Janusz Korzcak et de diverses autres institutions. (Pour plus d’informations, voir www.aidh.org/korczak et www.korczak.ch ). Il s’agit de l’étape ultime devant mener vers la désignation du lauréat qui bénéficiera d’une formation à l’Université d’été du Luxembourg durant les prochaines grandes vacances. Cette année, c’est un finaliste de la faculté de Droit, M. Jean Claude Barakamfitiye, visible sur la photo, prononçant un discours de remerciement et qui, il y a cinq mois a été accueilli par l’Institut International des droits de l’Enfant et par l’Université de Sion. Ce prix bénéficie du soutien des autorités valaisannes et de bien d’autres partenaires en Suisse et au Luxembourg. A Bujumbura, le Comité de sélection est présidé par le représentant de l’Unesco, en liens étroits avec l’Unicef, l’Université du Burundi et les différents ministères concernés (Enseignement supérieur, Jeunesse et Culture). Il a été créé à Bujumbura en juillet 2007 suite à une mission réalisée conjointement par le Cirid et l’association suisse des amis du Dr Janusz Korzak, l’institution partenaire de Genève. Détails, www.aidh.org/korczak et www.korczak.ch ) Contacts
16.10.09 Après une évaluation concluante, le Projet « Boulangeries du peuple » veut réaliser son expansion au centre du Burundi
Le Cirid, au travers son Bureau d’auto-développement communautaire (BADC) rénové, qui rouvre ses portes ces tout prochains jours dans la commune de Kiganda, espère aller plus loin prochainement en organisant les premiers ateliers de formation prévus dans le cadre de ce projet. Dans le N°92 du 8 au 14 octobre 2009, le journaliste, écrivain et diplomate se prononce dans une longue interview sur la géopolitique des conflits et de leur genèse en Afrique des Grands lacs en estimant que le moment de crever l’abcès sur les éléments révélateurs et évidents d’une nouvelle donne est arrivé. Il analyse aussi cette donne dans la perspective des prochaines échéances politiques au Burundi et du rôle que ce pays devrait jouer sur la scène régionale, malgré le statu quo et le black-out « stratégisés » par de vieilles cartes qui s’effondrent. Repris par plusieurs websites, notamment www.arib.info, www.burunditribune.com, www.google.actualite.com, on peut lire cet article en format pdf en cliquant sur le lien choisi ici.
Session ONU des Droits de l'homme Le Cirid et ses partenaires africains encouragent la communauté internationale à engager sans tarder un dialogue sur les migrations africaines Ils étaient nombreux ce jeudi, 17 septembre, à la 12ème session du Conseil des Droits de l'Homme, à apprécier la déclaration présentée par le Cirid et ses partenaires de la société civile internationale africaine de Genève au point 3 de l'ordre du jour concernant les migrants africains faisant l'objet de mesures de détention dans des camps où certains de leurs droits attirent des regards souvent inquiets. AVVRAM (Assistance for Voluntary Return & Reintegration of African Migrants), Espace Afrique international, Réseau de formation et de recherches sur les migrations Africaines et le Cirid (Reformaf) estiment en effet que le temps d'un dialogue direct, inclusif, participatif, transparent et axé sur les réalités du terrain est arrivé. (Lire le compte rendu fait par le Service de l'information de l'ONUG) Les drames qui se répètent ces derniers jours et la montée des inquiétudes justifient qu'une action urgente soit entamée sans tarder. Les quatre organisations proposent que les gouvernements d'accueil, ensemble avec les gouvernements des pays d'origine des migrants engagent ce dialogue avec les migrants eux-mêmes, de manière à ce que pour que celui-ci soit une affaire d'opinion publique. (Lire les détails en cliquant sur le texte de notre déclaration en français ou en anglais).
Le fondateur du Cirid démissionne de la présidence de l’organisation.
|
|
|
|








